DIOR HAUTE COUTURE AUTOMNE-HIVER 2026-2027

par | 7 Juil 2026 | DEFILES, HAUTE-COUTURE, NEWS

 

 

 

 

« Je me consacre pleinement à mon travail dans l’atelier. L’atelier est en quelque sorte mon laboratoire. » Lynda Benglis

 

 

 

 

Cette collection est une réponse, dans le langage de la haute couture, à l’œuvre de la sculptrice américaine Lynda Benglis.

De nombreuses œuvres de l’artiste naissent de matériaux bidimensionnels qui sont transformés, par des techniques de nouage, de plissage ou de moulage, en objets tridimensionnels. L’art de la haute couture opère une transformation similaire : le tissu se voit conférer une forme sculpturale, accentuée lorsqu’il est porté.

Jonathan Anderson s’inspire de ce lien pour explorer les gestes physiques du plissé main, du nouage et du drapé. Les surfaces des œuvres de Lynda Benglis entrent également en jeu : elles sont reproduites par les Ateliers à travers des tissus métalliques, irisés, incrustés ou à l’aspect papier. L’illusion du grillage est recréée par un filet argenté souple.

La relation de longue date que l’artiste entretient avec la ville d’Ahmedabad, dans l’État du Gujarat, en Inde, se traduit dans certaines de ses œuvres. Sa série Peacock, commencée à la fin des années 1970 et inspirée par les paons qu’elle observait au sein du domaine de la famille Sarabhai, à Ahmedabad, s’exprime par des ornements floraux de couleurs vives, rehaussés de perles.

Les recherches menées par Jonathan Anderson sur cet ensemble d’œuvres l’ont amené à s’intéresser de près à l’artisanat indien lui-même, et plus particulièrement à la tradition du chintz du XVIIIe siècle. Ces cotons finement tissés, généralement peints à la main ou imprimés au bloc, ont eu une influence profonde et durable sur les arts décoratifs européens. Des fragments anciens de chintz et d’indiennes, provenant d’un marchand spécialisé, ornent les sacs Petit Dîner ainsi que les mini Lady Dior.

Le paysage d’Ahmedabad inspire une nouvelle piste de réflexion pour le concept de « laboratoire couture » de Jonathan Anderson : fasciné par l’idée de contrastes entre les environnements, il met en parallèle la relative abondance de cette ville avec le climat aride et l’air cristallin de Santa Fe, au Nouveau-Mexique, où Lynda Benglis a toujours une maison et un atelier. Les motifs floraux de la collection, ainsi que son jeu chromatique, évoquent ces deux paysages.

 

 

 

 

 

LES SACS
Les incrustations de nacre, la passementerie et les cuirs chatoyants font écho aux vêtements de la collection. La série Dior Anthology, lancée la saison dernière, se poursuit : le sac Petit Dîner et le mini Lady Dior sont ornés de fragments de chintz indien du XVIIIe siècle et d’indiennes provenant d’un marchand spécialisé. Les références florales s’inspirent de deux paysages au cœur desquels Lynda Benglis vit et travaille : l’un au Nouveau-Mexique, l’autre au Gujarat. Quatre modèles ont été créés en collaboration avec l’artiste : le Dior Cigale en plissé métallisé ; un Dior Bow sculptural ; un nouveau Lady Dior et un Petit Dîner orné d’un nœud inspiré de l’univers de Lynda Benglis.

 

LES SOULIERS
Avec leurs reflets, leur brillance et leurs superpositions en treillis, les souliers reprennent les textures et les matériaux caractéristiques de l’œuvre de Lynda Benglis. Les escarpins en satin aux couleurs contrastées présentent un bout carré allongé, une silhouette que l’on retrouve également dans divers modèles brodés de paillettes irrégulières, de micropaillettes et de perles, ainsi que d’ornements floraux vaporeux. Ceux inspirés de la série Peacock imaginée par Lynda Benglis, présents sur trois looks de la collection, sont déclinés sur des escarpins transparents, tandis que d’autres sont agrémentés de nœuds métalliques plissés.

 

LES BIJOUX
Les pièces sont créées par des artisans en France et en Inde, notamment à Jaipur, au Rajasthan. De la nacre, du cristal de roche et de l’onyx vert sculpté (évoquant les émeraudes, symboles traditionnels) sont enfilés sur des cordons à pompons ; un style repris avec des perles d’onyx noir, d’hématite et de cornaline. Des motifs floraux issus de textiles indiens anciens et rares sont représentés dans des micromosaïques richement colorées, tandis que des colliers composés de disques de tailles variées imitent les effets de surface de la terre cuite. La série Peacock de Lynda Benglis est directement réinterprétée par des compositions, réalisées à Paris, d’éléments brodés sur du fil d’argent sterling.

 

 

 

 

 

L’EXPOSITION
Du 7 au 12 juillet, l’exposition Grammaire des Formes sera présentée sur le set du défilé, dans les jardins du musée Rodin. Elle rassemble des pièces de la nouvelle Collection Haute Couture, des créations issues des archives Dior et des œuvres de Lynda Benglis, dont certaines seront exposées pour la première fois en France.

Horaires d’ouverture : mardi 7 juillet, de 14h à 18h30 (dernière entrée à 17h45) ;
du mercredi 8 juillet au dimanche 12 juillet, de 10h à 18h30 (dernière entrée à 17h45).