JIL SANDER DÉVOILE SA CAMPAGNE PUBLICITAIRE PRINTEMPS/ÉTÉ 2026

par | 12 Fév 2026 | CAMPAGNES, NEWS

 

 

Est-il possible de soustraire tout en y apportant sa touche personnelle ?

La question que s’est posée Simone Bellotti, directeur artistique de JIL SANDER, lors de sa première collection, se traduit par un travail de création visuelle dans sa première campagne, photographiée par Stef Mitchell.

La vision du purisme selon Bellotti vibre d’une émotion palpable derrière la perfection apparente. Elle se nourrit d’un dialogue des contraires : rigueur et légèreté, grâce et sévérité, contrôle et liberté.

Les images sont conçues de la même manière, utilisant l’espace blanc et liminal du studio photo comme tremplin pour une tension et un calme mêlés. En façonnant un langage visuel captivant pour la marque, la création d’images devient une étude des contraires : entre protection et exposition, force et vulnérabilité.

 

 

 

 

« Ce que je recherche, c’est la curiosité pour le corps », explique Simone Bellotti. « La posture et le geste comme modes de communication, les vêtements qui invitent à la proximité, qui dissimulent et révèlent. La rationalité et les émotions. »

Les cadrages sont décisifs : tantôt rapprochés, tantôt distanciés, toujours centrés sur les gestes et ce qu’ils expriment en termes émotionnels et physiques. Proximité, lien, défi, étreinte : tout est mis en avant.

L’érotisme s’exprime par la retenue – l’espace chargé de tension entre ce qui est caché et ce qui est montré. La poésie apporte rythme et sensibilité, transformant la simplicité en émotion et le geste en sens. La dualité permet aux contrastes de coexister : dureté et douceur, distance et proximité, corps et objet.

 

 

 

 

La friction visuelle est vivante et intensément humaine. Les images sont distillées à leur essence : une sérénité électrisée par la tension et la surprise, à la fois intime et affirmée.

Un langage de dissimulation et de révélation se déploie. Il parle de beauté, d’émotion et du pouvoir silencieux du désir.