Défilé Dior Homme Collection Automne-Hiver 2026

par | 23 Jan 2026 | DEFILES, HOMME, NEWS

 

 

 

 

Le jeu entre histoire et opulence évolue, imprégné d’un nouvel ensemble d’influences.

Imaginez : les jeunes personnages pensés par Jonathan Anderson, dans sa réinterprétation de l’héritage de la Maison, déambulent dans Paris comme des flâneurs des temps modernes. Allant sans but, ils arrivent à la boutique Dior de l’avenue Montaigne et aperçoivent à leurs pieds, sertie dans le trottoir, une petite plaque commémorative. Ornée de la silhouette d’une femme en robe jaune, elle porte l’inscription : Paul Poiret. À son apogée, ce couturier – connu pour ses formes fluides et ses références aux cultures de l’Afrique du Nord, du Moyen-Orient et de l’Asie de l’Est – avait sa boutique à quelques pas de cette adresse, contribuant à faire de ce quartier le cœur battant de la haute couture.

Poussée à l’action par cette découverte, cette jeune aristocratie à l’esprit Dior établit de nouvelles connexions stylistiques. La joie et la spontanéité guident leurs choix et les voici, à présent, arborant des cheveux jaunes hérissés, des épaulettes brodées et une opulence éclectique. Fin.

 

 

 

 

Un maillage d’idées en apparence contradictoires : codes formels, symboles Dior, références à Paul Poiret, denim et parkas. Le style est appréhendé comme un véritable récit, abordé avec élan et empathie. Le tailoring est élancé et précis : vestes allongées, blazers rétrécis sans retenue, queues-de-pie, vestes Bar courtes et pantalons ajustés. L’outdoor allie technicité et opulence, pragmatisme et théâtralité, avec des bombers qui se fondent dans des capes en brocart, des vestes militaires à dos bouffant et des manteaux enveloppants. La frontière entre masculin et féminin est joyeusement estompée. On joue entre tenue complète et allusions aux sous-vêtements : costumes, chemises à col lavallière, gilets, caleçons longs à la place des pantalons.

Tweeds de Donegal, velours chatoyants, jacquards lumineux, broderies scintillantes, franges denses et pampilles créent une narration visuelle et sensorielle singulière, tandis que la palette des couleurs reste sombre. Les accessoires comprennent des chaussures lacées à petits talons, des mocassins en forme de D et des sacs messenger souples.

S’habiller devient un jeu d’associations décomplexées, reliant des éléments incomparables, et laissant l’ancien et le nouveau se rencontrer avec une aisance spontanée.