Une célébration des pluralités intrinsèques, un reflet des réalités multiples des femmes et des complexités de la vie.
La collection Automne/Hiver 2026 de Prada, signée Miuccia Prada et Raf Simons, est nourrie par une fascination pour le jeu de la superposition, la transformation au fil de la journée, à travers les vêtements. Chaque silhouette révèle une multitude de facettes.
Manifestation de la manière dont les vêtements sont véritablement portés au quotidien, leur superposition symbolise simultanément une superposition d’histoires, personnelles et collectives, de souvenirs et d’expériences. Elle exprime une notion d’autonomie, de pouvoir d’agir. De même, un casting défini de 15 femmes attire notre attention sur chacune d’elles au sein de ces vêtements en constante évolution – permettant une exploration des facettes infinies et changeantes de leur personnalité. Paradoxalement, une simplification apparente peut servir à exprimer des complexités.
Les perspectives se transforment, tant dans la transposition des types de vêtements que dans leur mélange non hiérarchique. Les vêtements se superposent avec précision : tailleurs, vêtements de sport, robes en satin brodé, compositions contradictoires qui témoignent d’un langage stylistique propre à Prada. Fragments et fractures attisent la curiosité. Des mutations intérieures, visibles de l’extérieur, laissent présager ce qui se cache en dessous. Les matières fusionnent des identités disparates, les matériaux superposés s’effritant comme un moyen de révélation. Des robes d’archives, telles des souvenirs, s’intègrent à d’autres vêtements minimalistes – des strates découvertes, imbriquées les unes dans les autres. Le passage du temps est suggéré par la démarcation et la patine, les matières volontairement délavées, les broderies précieuses vieillies, une nouvelle approche de la décoration. Elles ont vécu.

