JIL SANDER COLLECTION AUTOMNE/HIVER 2026 FEMME ET HOMME

par | 26 Fév 2026 | CAMPAGNES, NEWS

 

 

Bienvenue chez vous, là où tout commence.

JIL SANDER est une maison – un lieu incarné par ce siège social ; une esthétique, une façon d’être et de s’habiller. Pourtant, pour sa deuxième collection, Simone Bellotti aborde JIL SANDER sous l’angle du foyer – un espace émotionnel où l’on vit, où l’on se sent en sécurité, où l’on a le sentiment d’appartenir. Ou pas. Un foyer est un lieu où l’on peut chercher refuge ou que l’on peut vouloir fuir ; il y règne le calme ou la tension, et il est régi par les contradictions inhérentes à la vie.

 

 

 

 

Un foyer possède des meubles, des tissus d’ameublement, des éléments de décoration que l’on peut déplacer. Le père de Simone Bellotti était tapissier. Il connaît bien le sujet. Une maison a ses codes, ses signes, ses symboles, et l’on peut aussi les déplacer, les respecter, les bouleverser ou les oublier. Il connaît bien cela également.

JIL SANDER est la maison de la retenue exacerbée. Cette saison, la question est de savoir si l’abandon peut exprimer la retenue. Alors que ses débuts étaient une quête de l’essence, Simone Bellotti s’intéresse désormais à l’après : une profusion porteuse de sens, des courbes plutôt que des lignes droites, une profusion de tissu. Dans une logique paradoxale, le superflu se révèle essentiel, l’acte d’ajouter faisant écho au geste de soustraire.

La collection, dans une palette chaleureuse de tons neutres délavés mêlés de noirs, de bleus et de gris, célèbre le mouvement, la fluidité et le dialogue, parfois contradictoire, entre le corps et le vêtement, qui semble avoir sa propre volonté de s’échapper : épaules relevées, poches débordantes, cols qui glissent ou s’ouvrent au vent, marges de tissu qui s’épanouissent, ondulent et se courbent. Tout gravite autour de la physicalité : une énergie libérée par des coupes voluptueuses, par l’allure verticale et assurée d’une coupe rationnelle boutonnée jusqu’en haut, par des fentes qui dévoilent les jambes. Ces fentes se retrouvent aussi dans le dos : fentes très hautes sur les manteaux et les blazers, et plis maintenus par des points d’arrêt. Les tissus d’ameublement se fluidifient, se moulent en formes de sablier. Les robes, telles des nuages ​​de tissu, affichent une douceur sculpturale.

Le jeu constant entre les collections femme et homme, l’idée de contradiction omniprésente, se retrouve jusque dans les accessoires : chaussures à talons vertigineux ou ballerines unisexes ultra-confortables, derbies à bout carré, bottines en daim vieilli. Les nouveaux sacs fusionnent une affirmation géométrique avec une évocation du corps – une contradiction supplémentaire. Les lunettes de soleil préfigurent une collaboration avec Oliver Peoples, bientôt dévoilée.

La maison comme un foyer, et un questionnement permanent.