Louis Vuitton dévoile le premier chapitre du 130e anniversaire du Monogram :
Monogram, l’icône des icônes
Un motif légendaire
Chaque histoire remarquable commence par une signature. Pour Louis Vuitton, il s’agit du Monogram, né d’un élan d’inventivité et d’une vision singulière. Imaginé en 1896 par Georges Vuitton, fils de Louis Vuitton, ce motif a transformé la notion de protection en marque identitaire, et le savoir-faire en véritable support artistique. Devenue code intemporel de la Maison depuis cent trente ans, cette élégante composition d’initiales et de fleurs incarne une idée universelle de modernité, à l’origine de chaque création.
Le brevet du Monogram Louis Vuitton
Déposé le 11 janvier 1897, le brevet du Monogram Louis Vuitton de Georges Vuitton marque une étape charnière dans l’histoire du design. Alors que le succès des malles Louis Vuitton s’accompagne de nombreuses tentatives d’imitation, Georges entreprend de protéger l’essence de ses créations tout en affirmant l’identité de la Maison. Son motif composé d’initiales LV entrelacées, de symboles floraux et forme une signature graphique immédiatement reconnaissable, dont la singularité devint alors sa meilleure protection. Conçu comme une signature à la fois intemporelle et visuelle, le Monogram Louis Vuitton est pensé pour « être imprimé ou embossé sur tout type de matière, toile, cuir, cuir synthétique, papier, et dans toutes les couleurs », comme le précisait déjà le document officiel de l’époque. Dans la continuité des toiles brevetées de la Maison, comme la toile rayée de 1872 et le Damier de 1888, Georges Vuitton transforme la notion de protection en expression artistique. Le renouvellement du brevet en 1905, puis en 1908, confirme la position de Louis Vuitton en tant que pionnier de la propriété créative. Une initiative visionnaire qui permit à Georges de créer l’un des premiers logos modernes, élevant alors le Monogram en symbole durable d’authenticité.
Quand Georges rend hommage à Louis
Imaginé en 1896, le Monogram Louis Vuitton se veut un hommage filial, sublimé par une vision audacieuse. Quatre ans après la disparition de son père Louis Vuitton, Georges cherche une façon d’honorer l’esprit novateur du fondateur. Celui qui, dès 1854, sut redéfinir l’art du voyage avec ses malles à couvercle plat en toile Gris Trianon légère et imperméable. L’hommage se mue alors en élan créatif, un motif aux initiales du père enveloppées d’une constellation de fleurs stylisées, comme évocation poétique du souvenir et du renouveau. Si le Monogram Louis Vuitton est né d’un geste de mémoire, son horizon, lui, est tourné vers l’avenir, incarnant continuité, innovation et élégance contemporaine. Lorsque Gaston-Louis Vuitton rappela plus tard que « dans un premier temps, le public préférait encore les toiles à carreaux ou à rayures », il expliqua l’intime motivation de son père, la beauté et l’authenticité s’imposent par leur seule force, sans concession.
Des malles Monogram aux sacs Monogram
Le Monogram Louis Vuitton apparaît d’abord en jacquard de lin, dans un camaïeu écru et terre de Sienne qui capte subtilement la lumière et le mouvement.
Apposé sur les malles emblématiques de la Maison, chefs-d’œuvre d’ingénierie et d’élégance, il s’associe aussitôt à l’Art du voyage. Aux alentours de 1902, la technique du pochoir vient enrichir sa profondeur et ses nuances, tandis qu’en 1959, l’introduction de la toile enduite apporte souplesse et résistance, ouvrant une voie nouvelle à l’excellence. En 1959, Louis Vuitton dévoile sa première ligne de sacs en toile souple Monogram Louis Vuitton. Tandis que le voyage change de forme, les compagnons du Monogram Louis Vuitton évoluent eux aussi.
Les malles rigides et nécessaires de toilette accompagnent des silhouettes souples des sacs Keepall, Speedy et Noé, qui incarnent une nouvelle idée de mobilité et de liberté. La polyvalence du Monogram Louis Vuitton renforce son sens profond, un motif intemporel capable de se réinventer au présent. Des paquebots transatlantiques aux boulevards urbains, puis des salons d’aéroport aux espaces numériques, le Monogram Louis Vuitton dépasse le simple ornement, il devient une identité en mouvement. Chaque pièce témoigne d’un savoir-faire moderne et raffiné en constante évolution.
Une toile universelle
Tout au long de ses cent trente années d’existence, le Monogram Louis Vuitton se renouvelle sans cesse dans les sphères de l’art et de la culture.
Un mouvement perpétuel qui témoigne de son universalité et de sa puissance créative inépuisable. Lors de la célébration de son centenaire en 1996, la Maison invite Vivienne Westwood, Azzedine Alaïa, Manolo Blahnik ainsi que d’autres visionnaires à réinterpréter le Monogram Louis Vuitton. En 2014, le projet Celebrating Monogram réunit Frank Gehry qui donne vie au sac Twisted Box, Rei Kawakubo offrant une version déstructurée du sac en toile, sans oublier Cindy Sherman, Karl Lagerfeld, Christian Louboutin ou encore Marc Newson, chacun proposant des silhouettes radicalement nouvelles.
Ces collaborations font du Monogram Louis Vuitton bien plus qu’un motif. Elles en font un espace partagé, où les formes d’art se croisent et où s’inventent des langages capables de rassembler artistes, architectes et créateurs du monde entier. En 2003, Takashi Murakami lui donne une énergie kaléidoscopique avec le « Monogram Coloré ». En 2012, puis en 2023, Yayoi Kusama y insuffle son univers hypnotique, ses pois iconiques se déployant sur la toile comme une danse infinie. Chaque nouvelle collaboration démontre l’extraordinaire souplesse du motif.
En 2017, Jeff Koons transforme le Monogram Louis Vuitton en réflexion sur l’histoire de l’art avec sa collection Masters, où se superposent les œuvres de Léonard de Vinci et Claude Monet. Puis, en 2021, Urs Fischer joue avec le motif incontournable pour en faire une abstraction mouvante. À travers ces créations, le Monogram Louis Vuitton n’apparaît jamais comme un motif figé. Il devient un support vivant où l’imagination rencontre la précision du savoir-faire. Sans cesse réinventé, toujours reconnaissable, il demeure un symbole universel de création. Une passerelle entre héritage et innovation. Entre expression personnelle et vision collective.
ICÔNES MONOGRAM

De l’âge d’or du voyage à notre époque, le Monogram Louis Vuitton définit l’art de se déplacer avec élégance. Chaque sac imaginé par la Maison est un compagnon dédié au voyage, pensé pour accompagner son propriétaire partout, à chaque étape et à travers chaque souvenir. Nées du même esprit d’innovation qui a façonné les premières malles, les icônes Speedy (1930), Keepall (1930), Noé (1932), Alma (1992) et Neverfull (2007), incarnent l’alliance du design, de la fonctionnalité et du raffinement intemporel. Ensemble, elles retracent cent trente ans d’héritage et de modernité, où le voyage devient un véritable art de vivre.
Le Speedy
À l’aube du voyage moderne Imaginé au début des années 30, le Speedy naît comme manifeste de modernité, inspiré par l’essor de la vitesse, du mouvement et d’une nouvelle liberté de voyager.
Créé en parallèle du Keepall, il partage la même ambition, celle d’accompagner une génération toujours plus active. À l’origine révélé sous le nom d’Express, il répond au désir d’un sac souple, léger et polyvalent, pensé pour le quotidien, comme pour les plus grands voyages.
Confectionné en toile naturelle, le Speedy est d’abord imaginé comme bagage souple et compact. Sa large fermeture zippée, sa silhouette structurée et ses poignées Toron emblématiques conjuguent praticité et élégance naturelle. Pliable à plat dans une valise, il se déploie dès l’arrivée, symbolisant la mobilité, l’ingéniosité et la sophistication.
En 1959, le Speedy adopte la toile Monogram, affirmant son identité iconique. Au fil du temps, le Speedy se transforme en terrain d’expression artistique, du graffiti de Stephen Sprouse au « Monogram Coloré » de Takashi Murakami, jusqu’aux pois infinis de Yayoi Kusama. À la fois classique et toujours réinventé, il incarne la quintessence du savoir-faire de Louis Vuitton, léger en main, toujours prêt à partir.
Le Keepall : la liberté en mouvement
Également lancé en 1930, le Keepall marque une nouvelle étape dans l’art du voyage. À une époque où les déplacements deviennent plus rapides et plus spontanés, il reflète un monde en pleine transformation, ouvert au mouvement et à l’inattendu. Souple, spacieux et étonnamment léger, le Keepall portera d’abord le nom de « Tientout », traduction française littérale de « Keepall ». Il inaugure une révolution discrète pour Louis Vuitton, transformant la forme du bagage, des malles rigides à la souplesse de compagnons pensés pour suivre chaque mouvement.
Sa silhouette cylindrique, ses poignées en cuir roulé et sa fermeture à double zip affirment la recherche d’innovation et de savoir-faire. Réalisé en toile Monogram renforcée de cuir, le Keepall est conçu pour durer au fil des voyages, sans jamais perdre son allure. Son volume généreux et sa structure flexible lui permettent d’être plié à plat, offrant une praticité nouvelle. Du cadenas en laiton poli aux coutures réalisées à la main, chaque détail témoigne de la maîtrise artisanale de la Maison.
Pensé pour la « génération week-end », il devient l’incontournable d’une vie nomade, son nom promettant déjà ce qu’il offre : tout emporter (keep all).
Dotée d’une sangle amovible, la version bandoulière renforce son adaptabilité. Au fil des décennies, le Keepall se réinvente à travers des éditions et collaborations d’exception, des interprétations audacieuses de Virgil Abloh aux versions en toile Eclipse, en cuir titane ou en Monogram saisonnier. Léger et moderne, il incarne plus que jamais l’idéal fondateur de Louis Vuitton : voyager comme un art, avec la liberté comme horizon.
Le Noé : un hommage à l’ingéniosité
Créé en 1932 à la demande d’un producteur de champagne, le Noé naît d’une idée simple et visionnaire : concevoir un sac capable de transporter cinq bouteilles, quatre debout et une, au centre, tête en bas. Gaston-Louis Vuitton va plus loin que l’enjeu fonctionnel initial. Avec sa silhouette souple en cuir, son fond arrondi et sa fermeture à cordon, le Noé transforme une nécessité du quotidien en expression d’élégance.
Initialement conçu en cuir grainé naturel, le Noé protège son contenu avec une discrétion robuste et une allure sobre. En 1959, il adopte la nouvelle toile Monogram, gagnant en légèreté, en résistance et en modernité. Ses proportions généreuses, sa silhouette fluide et sa bandoulière ajustable reflètent l’esprit libre et confiant de l’après-guerre.
Sa forme essentielle inspire par la suite des variations iconiques, du Petit Noé au Nano Noé, puis une version plus épurée du Noé Purse pour un porter minimaliste. Au fil du temps, les directeurs artistiques de la Maison, dont Nicolas Ghesquière, et des artistes comme Richard Prince, explorent cette silhouette à travers des couleurs audacieuses, des jeux de matières et des expérimentations graphiques.
Chaque interprétation révélant un nouvel aspect de son allure. Plus qu’un modèle, le Noé exprime une attitude. Décontracté, mais précis, libre mais raffiné. Il illustre pleinement le paradoxe parisien : transformer la simplicité en sophistication et l’usage en légende.
L’Alma : l’élégance parisienne à son apogée
Lancé en 1992, l’Alma incarne l’une des expressions les plus claires de la sophistication parisienne, selon Louis Vuitton. Épurée, architecturale, intemporelle. Son origine remonte au modèle Squire de 1934, puis à ses évolutions, dont les versions Champs-Élysées et Marceau. Lorsque le modèle adopte sa silhouette définitive et son nom inspiré de la place de l’Alma, où l’élégance du 8e arrondissement rencontre le mouvement de la Seine, il devient alors symbole du raffinement moderne de la ville.
Entre précision géométrique et pureté décorative, les lignes de l’Alma et donc du Squire puisent dans l’esprit Art déco des années 30. La double fermeture zippée, les poignées Toron arrondies et la base courbée expriment un équilibre rare entre précision technique et allure. D’abord créé en toile Monogram, puis décliné en cuir Épi, en vernis lumineux et en cuirs précieux, l’Alma reflète la maîtrise des matières de la Maison, tout comme son approche mariant constamment tradition et innovation.
Au fil des décennies, l’Alma est devenue à la fois une icône et une source d’inspiration. De l’édition Miroir de Sylvie Fleury aux créations de la collection Masters de Jeff Koons fusionnant le Monogram avec des chefs-d’œuvre de Léonard de Vinci et de Claude Monet, jusqu’à l’approche contemporaine de Nicolas Ghesquière, chaque réinterprétation démontre la polyvalence du modèle et son potentiel artistique. L’Alma demeure une étude de proportions et de grâce. Classique, mais toujours actuel, confiant, subtil. Il incarne une forme d’élégance parisienne discrète et sûre d’elle, fidèle à l’esprit du Monogram qu’il porte.
Le Neverfull : le compagnon intemporel du quotidien
Présenté en 2007, le Neverfull s’impose rapidement comme une icône d’élégance contemporaine. Son nom annonce sa promesse : amplitude, aisance, générosité. Inspiré des premiers sacs utilitaires de la Maison, du sac de voyage Never Full de 1887 au sac à linge de 1892 conçu pour se glisser dans une malle, il traduit l’héritage du voyage dans une silhouette adaptée à la vie moderne.
Créé initialement en toile Monogram, le Neverfull concentre plus d’un siècle de savoir-faire dans un sac conjuguant force et légèreté. D’un poids de huit cents grammes pour une capacité de cent kilogrammes, il équilibre parfaitement la robustesse et le raffinement. Ses finitions en cuir naturel, ses poignées cousues à la main et ses lacets latéraux ajustables permettent à la silhouette de s’adapter aux gestes du quotidien. Inspirée de l’intérieur des malles anciennes, sa doublure rayée illustre, quant à elle, la continuité du savoir-faire de la Maison.
Toujours prêt à accueillir un livre, un ordinateur ou un foulard glissé en chemin, le Neverfull circule naturellement d’un univers à l’autre. Des rues citadines aux horizons lointains, il se plie à plat dans une valise et incarne ainsi l’esprit de liberté et d’adaptabilité qui définit Louis Vuitton depuis 1854.
Au fil de ses réinterprétations, des éditions limitées aux collaborations artistiques avec Jeff Koons ou Urs Fischer, le Neverfull s’impose comme un emblème vivant du Monogram. Intemporel dans sa forme, toujours renouvelé dans son expression. En 2024, le Neverfull Inside Out vient clore un cycle symbolique avec un modèle réversible qui dévoile l’univers intérieur du Monogram et transforme les gestes du quotidien en expression créative.
#LVMonogram130






