Antonin Tron, directeur artistique de Balmain, poursuit le dévoilement de sa vision pour la Maison avec cette toute première campagne.
Baptisée « L’heure du Loup » — un jeu de mots autour de l’expression française « entre chien et loup », ce moment mystérieux et indécis où la lumière déclinante cède la place au crépuscule — la campagne publicitaire Balmain Automne 2026 met en lumière les silhouettes fortes et affirmées de la collection, sublimées par la riche tradition de savoir-faire de la Maison.
Pour cette campagne photographiée par Suffo Moncloa — artiste espagnol réputé pour ses portraits singuliers à l’élégance décalée —, Tron imagine la collection dans un décor cinématographique évoquant la dualité entre ombre et lumière urbaines. Le cadre choisi est une demeure sculpturale du milieu du siècle signée John Lautner, faisant écho à l’approche moderne et architecturale du design chère à Pierre Balmain, une dimension qu’Antonin Tron a lui-même explorée à travers cette collection Automne 2026. Ce récit rend également hommage à la manière pionnière dont Monsieur Balmain a su magnifier les femmes de l’âge d’or d’Hollywood.
Au fil du récit, les protagonistes imaginés par Tron — des personnages intrigants vêtus de pièces phares de la collection Automne-Hiver 2026 (blazers aviateurs en cuir, robes en fil coupé, blouses drapées aux épaules marquées) — semblent échanger sans paroles, leurs interactions empreintes de mystère et de sous-entendus. Malgré leur esthétique cinématographique, ces images nous ramènent à la volonté de Tron de réinventer la Maison Balmain : une Maison portée par une féminité palpable et renouvelée, débarrassée de tout artifice ou excès. Il rend un hommage respectueux à la sensualité et à l’assurance sans compromis de la femme, des qualités qu’il exprime grâce à une précision architecturale alliée à une approche chaleureuse et sensuelle de l’opulence et des ornements propres à la couture.
Ces débuts de Tron s’apparentent à la fois à une ode aux origines de la Maison de haute couture fondée par Pierre Balmain en 1945 et à son propre amour pour le mélange de rudesse et de glamour qui caractérisait les héroïnes du cinéma néo-noir des années 1980.

